«Vive les femmes sexagénaires ! »

01/01/2018

Profitons de ce jour idéal pour dresser un bilan de 2017, afin de prendre de meilleures résolutions pour 2018. Premier constat : après deux ans d'état d'urgence causant des graves dégâts en matière de fréquentation des multiples lieux culturels, déjà en forte baisse en 2016, la culture à la capitale est en berne ! Deuxième constat : depuis le dernier mois de mai, le spectacle vivant n'est plus sur les scènes de théâtre mais sur la scène politique de l'Elysée. Alors s'agit-il des pièces d'une nouvelle ère ? On dirait plutôt du Molière (& Madame Béjart), des œuvres jouées dans la cour du Louvre, à la cour de Versailles, récemment à Chambord et dorénavant dans tous les châteaux de la France. Louis XIV était un très grand fan de la comédie-ballet, un moyen susceptible de servir sa politique par l'éblouissement du spectacle, selon lui. Pourtant, en dépit des apparences, la star de cette nouvelle scène française (une nouvelle vague en marche ?) n'est pas le jeune ex-banquier de Rothschild élu au poste suprême, mais au moins six femmes fortes dans son entourage : Françoise I (67), sa mère, médecin à la sécu bientôt reformée par son fils ; Brigitte (64), son épouse, ex-institutrice de l'école publique ; Françoise II (66), sa ministre de Culture, éditrice riche de 5 Mio. € ; Muriel (62), sa ministre du Chômage, pardon, du Travail, avec ses 7,5 Mio. €, la plus riche du gouvernement ; Nicole (62), sa ministre de Justice, experte en ordonnances, et, last but not least, Angela (63), la mutti de l'Allemagne, prête à former un nouveau couple franco-allemand avec lui, pour construire main dans la main l'Europe libérale. Sifflez quelques notes de l'Ode à la joie, avant de continuer à lire. Mais quelle belle troupe de sexagénaires ! Elles ne jouent que des premiers rôles, à notre époque où la jeunesse triomphe dans tous les domaines de la société. En regardant de près, vous trouvez facilement ce qu'elles ont en commun : elles cachent leurs cheveux blancs ! Dommage, car les cheveux blancs sont très tendance et leur offrent une toute nouvelle liberté sans chimie sur la tête. https://information.tv5monde.com/terriennes/quand-les-femmes-decouvrent-leurs-cheveux-blancs-et-gris-mode-ou-liberte-193684

En conclusion, si vous êtes une Parisienne sexagénaire ordinaire et probablement à la retraite (hélas toujours 39% de moins qu'un Parisien), vous payez désormais le nouveau taux de la CSG- monté de 6,6 à 8,3%. Pas de stress, suivez tranquillement le bon conseil de la grand-mère Slomit d'Amos Oz : « Si tu n'as plus de larmes, ne pleure pas, ris ». Quant à la meilleure résolution à prendre, fréquentez à nouveau les lieux de culture sans modération et sachez que le théâtre classique de femmes peut également être source de très bons conseils : « Quand on est inhumain, injuste, la désobéissance devient un devoir ». (Olympe de Gouges, Le Couvent, ou les Vœux forcés)